par Jean-Dominique Giuliani, le jeudi 18 octobre 2007


Avec le recul de l'histoire, nous sourirons de la crise européenne dont le sommet de Lisbonne devrait marquer la fin :

deux pays fondateurs, la France et les Pays-Bas, trébuchant au moment de consacrer dans une Constitution, 50 ans d'intégration du continent ; le Royaume-Uni se refusant toujours à reconnaître qu'il ne peut plus se passer de l'Europe unie dont il avait combattu la création avant de supplier de la rejoindre; de nouveaux arrivants, la Pologne et la République tchèque jouant avec le feu populiste de l'euroscepticisme alors que leurs regards convergent vers le puits sans fonds de la solidarité communautaire sans laquelle leur redressement était impossible ; de vieux intérêts recuits et sans existence, ceux de l'Italie qui s'offusque de perdre deux sièges au Parlement européen, la belle affaire !

Ce ne sera pas une page glorieuse, ni pour les peuples ni pour les gouvernants.
Alors soyons heureux d'en sortir ainsi, en respectant tout le monde, les votes comme les arrière-pensées. C'est tout l'intérêt de ce traité qui n'a rien de simplifié mais qui réforme réellement les institutions européennes. Et passons vite à autre chose.

Le monde n'attend pas ; il galope. Les défis sont nombreux : économiques, politiques, sociaux et culturels. L'Europe doit maintenant se consacrer toute entière à les relever. Elle seule permettra à chacun de nos Etats de le faire et à tous collectivement d'écrire enfin une nouvelle et belle page d'histoire.


Jean-Dominique GIULIANI est président de la Fondation Robert Schuman

Pour tout savoir sur le nouveau traité:

http://www.jd-giuliani.eu/dossiers/dossiers.php?id_dossier=91

http://www.robert-schuman.eu/index.php

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