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par Philippe Gortych, le samedi 25 octobre 2008

Le 8 octobre dernier, la Russie entamait le retrait de ses forces militaires de Géorgie. Annoncé à plusieurs reprises, ce départ a fait l'objet de longues négociations entre le Président russe, Dmitri Medvedev, et le Président actuel du Conseil européen, Nicolas Sarkozy. Pour encadrer ce retrait et afin qu'il puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles, l'Union européenne a initialement prévu d'envoyer un une mission civile autonome de 200 observateurs, qui a finalement été élargie à 300 personnes.


Bien qu'il se soit déroulé sans trop d'incidents, le départ des soldats russes de Géorgie « n'a pas été total », comme l'a fait savoir le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui s'est rendu dans la région le 10 octobre dernier. Néanmoins, l'Union européenne s'est félicité du fait que le Président Medvedev ait tenu sa parole.

Sur le terrain, à Tbilisi comme en province, le sort des réfugiés constitue un des problèmes majeurs que le Président géorgien, Mikhail Saakashvili, doit affronter. La Géorgie a désormais besoin de moyens considérables pour se reconstruire. Au cours des derniers jours, on a appris que la communauté internationale débloquera une enveloppe de 3,4 milliards d'euros d'aides, pour venir en aide aux populations frappées par le conflit. L'Union européenne contribuera pour sa part à hauteur de 500 millions d'euros, qui serviront aussi à relancer le circuit économique qui a été gravement fragilisé par la crise.

Malgré l'arrêt des hostilités, les tensions entre Moscou et Tbilisi restent encore extrêmement vives à ce jour, chacune des parties se rejetant la faute sur la responsabilité du déclenchement du conflit.


La reconnaissance unilatérale de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par la Russie, ainsi que le nettoyage ethnique perpétré par les forces Ossètes et Abkhazes, constituent les principaux points de divergence qui ont fait échouer les premiers pourparlers de sortie de crise le 15 octobre à Genève.

Encadrées par l'Union européenne, l'ONU et l'OCDE, les discussions entre la Géorgie et la Russie ont du être très rapidement suspendues. En effet, lors de ce premier face à face entre les deux pays depuis l'embrasement du conflit, c'est la théorie de l'évitement réciproque qui l'a emporté, chaque délégation avançant ses arguments dans son coin, sans vouloir les confronter avec la partie adverse. Dans ces conditions, les pourparlers ont donc pour le moment du être avortés, et seront réouverts le 18 novembre prochain, avec espérons le un climat qui sera plus propice au dialogue et à la négociation.






Philippe Gortych est étudiant en relations internationales