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La nouvelle Commission européenne et la poursuite de sa «mauvaise politisation»

[15/09/2014 06:25]chronique

L’annonce du profil des membres désignés de la nouvelle Commission européenne à soumettre à l’approbation du Parlement européen et, par la suite, à la décision de nomination du Conseil européen, sans surprendre l’observateur averti des arcanes de l’Union européenne, heurte la sensibilité intégrative de tous ceux qui, malgré les errements du passé, en la matière, persistaient à espérer un sursaut institutionnel en faveur d’une nouvelle Commission moins politisée, soit moins dépendante des milieux politiques dirigeants des États membres; cet espoir se fondait, notamment, sur le pouvoir constitutionnel et le poids décisionnel accru d’un président de la Commission, désormais, élu par le Parlement européen et davantage légitimé par le suffrage universel de mai dernier, en tant que «tête de liste gagnante», pour peser sur la sélection des commissaires, eu égard aux critères établis par le traité et, en l’occurrence, à celui de l’indépendance des commissaires. Et pourtant, le président élu de ce nouvel exécutif européen, «coiffé» par des chefs d’État ou de gouvernement soucieux d’influence directionnelle en cette matière institutionnelle, en a décidé autrement. En effet, Jean-Claude Juncker, qui a «interviewé» (en considération des critères de compétence, d’indépendance et d’engagement européen, établis par le traité sur l’UE) les 27 pressentis des gouvernements nationaux et «endossés» par le Conseil, n’a pas voulu rompre avec la tradition de politisation partisane de la Commission (la «mauvaise politisation», selon la caractérisation formulée par Ph. De Schoutheete, la «bonne» étant celle de son approbation par le PE), initialement imposée sous la pression des orientations souverainistes du gaullisme des années 60 et allant en crescendo depuis la fin de la Commission Hallstein II; il semble même avoir fait de nécessité (les orientations-demandes insistantes des gouvernements des États membres) vertu, soulignant, lui-même, tout récemment, l’apport de capital politique des nouveaux commissaires, accumulé dans l’exercice de leurs hautes fonctions gouvernementales au niveau national, sans s’attarder point à leurs liens de dépendance vis-à-vis de la sphère politique nationale et des intérêts nationaux afférents. (en savoir plus...)

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