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Lundi 07 Mai 2007
France : Nicolas Sarkozy élu président à une large majorité
[Fenêtre sur l'Europe]
Sans grande surprise, le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a été élu à la présidence de la République. Investi officiellement le 16 mai prochain, le futur sixième président de la Vème République a souligné qu’en votant pour lui la France avait "choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé" et s’est engagé à "réhabiliter le travail, l'autorité, le mérite".
Devant ses partisans réunis salle Gaveau à Paris, M. Sarkozy a également lancé un appel aux partenaires européens de la France, qu'il a conjurés de "ne pas rester sourds à la colère des peuples", et aux Etats-Unis qu'il a assurés de "l'amitié" française tout en les invitant à "ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique", dans la lignée de Jacques Chirac.
Enfin, Nicolas Sarkozy s’est posé en "président de tous les Français". Un appel indispensable tant la polarisation a été forte lors de cette campagne. Car, si plusieurs milliers de Français se sont réunis place de la Concorde, à Paris, pour célébrer la victoire du candidat de la droite, d’autres n’ont pas hésité, quelques hectomètres plus loin, place de la Bastille, à manifester leur déception avec violence, blessant trois gendarmes, un CRS et un civil.
D’autres manifestations ont eu lieu un peu partout dans le pays, comme à Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lyon et Argenteuil, en banlieue parisienne, où plusieurs véhicules ont été incendiés.
La gauche condamne ces accès de violence et martèle que le combat doit demeurer dans les urnes. Le secrétaire général du Parti socialiste, François Hollande a ainsi appelé à un "rassemblement" pour les législatives des dimanches 10 et 17 juin afin de "créer une force d'équilibre à l'Assemblée" nationale.
Même son de cloche au centre : François Bayrou (UDF), qui s'apprête à créer un nouveau parti, le Mouvement démocrate, a appelé dimanche à "équilibrer le pouvoir" à l'occasion des législatives, en mettant en garde contre le "confort" d'un "pouvoir absolu" après la victoire de Nicolas Sarkozy.
De son côté, l’UMP, par la voix du "premier ministrable" François Fillon, a assuré que le nouveau président "proposera un contrat législatif avec une majorité présidentielle la plus élargie possible", au centre et même à certaines personnalités de gauche. R.M.
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