|
Lundi 12 Mars 2007
Rugby : La France dit adieu au grand chelem au terme d’un « crunch » bien croustillant
[Fenêtre sur l'Europe]
Angleterre – France (26-18) : La rose pique encore
Forte de ses trois succès en autant de rencontres, la France était donnée favorite dans la rencontre qui l’opposait à un XV de la rose remanié (8 changements) et orphelin de Wilkinson blessé.
Le match débutait tambour battant, les deux formations se livrant un combat acharné et multipliant les temps de jeu. Cependant, au cours de la première mi-temps, aucune des deux équipes ne réussissait à visiter l’en-but adverse tant les défenses bleues et blanches étaient imperméables. Le tableau de marque était donc rendu vivant par les pénalités réussies par les ouvreurs David Skrela et Toby Flood qui compilaient respectivement 9 et 6 points pour leurs équipes. A la pause les français menaient de 6 points (6-12), Yachvili ayant suppléé le n°10 parisien, blessé, à la botte.
Rien n’était donc fait au retour des vestiaires et l’on se disait que les joueurs de Brian Ashton n’étaient finalement pas si loin du niveau des français. Pire même à la 49ème minute, il fallait se rendre à la cruelle évidence que ceux-ci étaient meilleurs. Car Toby Flood récupérait une offrande suite à un déboulé du revenant Mike Catt (36ans) et allait aplatir dans le camp français (16-12).
Guère flamboyants et assez peu précis au pied, les joueurs de Bernard Laporte connaissaient quelques problèmes à développer le jeu offensif de leur début de tournoi. Dimitri Yachvili réduisait malgré tout l’écart (16-18 57’) au cours d’une partie où les buteurs gaulois n’auront manqué aucunes de leurs pénalités.
Celui qui allait faire basculer la rencontre se nomme Shane Geraghty. Entré en lieu et place de Flood, ce dernier allait en effet sillonner la défense française, à la suite d’une feinte de renvoi, avant de servir l’inévitable Catt qui perdait la balle au profit de Tindall. Ce dernier allait visiter un en-but tricolore bien trop accueillant pour remporter une rencontre aussi fermée (26-18 73’).
Le score n’allait plus bouger et le XV de France laissait outre-manche son désir de grand chelem. Dans une semaine il pourra malgré tout remporter le tournoi en battant l’Ecosse au Stade France. Rappelons malgré tout que l’important, ce n’est pas la Rose, mais la Coupe du Monde.
Italie – Pays de Galles (23-20) : La passe de deux pour les italiens
Pour la première fois de son histoire, l’Italie a remportée deux succès dans un tournoi des 6 nations. Sa victoire aux dépens d’amorphes gallois, qui n’ont toujours pas remporté un match, ne soufre d’aucune contestation.
Dominateurs en première période, les transalpins avaient vus la mobylette Sh.Williams leur griller la priorité et inscrire le premier essai de la partie (27’), avant de répliquer en contre par l’intermédiaire de Robertson (13-7 36’).
En seconde mi-temps, les hommes de Berbizier étaient de nouveau pris de court quand Rees aplatissait malignement entre les poteaux (45’). Avec deux pénalités de Hook, le XV du poireau croyait bien tenir là sa première victoire (13-20 54’). Mais la domination, jusqu’ici stérile, des italiens allait payer quand à la suite d’un petit coup de pied de Pez par-dessus la défense galloise, Bergamasco aplatissait dans l’en-but (78’) ; il était moins une. Après cette deuxième victoire dans le tournoi, l’Italie confirme ses progrès et se pose en trublion pour la prochaine échéance mondiale.
Irlande – Ecosse (19-18) : La ‘Triple couronne’ pour le trèfle
En battant l’Ecosse, les joueurs d’Eddie O’Sullivan ont conservés leurs chances de remporter le tournoi, mais ils ont aussi remporté ‘la Triple couronne’ qui récompense l’équipe britannique ayant vaincue ses trois homologues (l’Irlande a battu l’Ecosse donc, mais aussi le Pays de Galles et l’Angleterre).
Dans un match peu spectaculaire, Paterson coté écossais et O’Gara coté irlandais, auront inscrits tous les points de leurs formations. Si l’ouvreur écossais a inscrit 6 pénalités, son confrère du trèfle a en plus marqué un essai après un joli relais avec D’Arcy et Easterby (30’). Dans une semaine, l’Irlande brouillonne de samedi ira jouer en Italie pour tenter de remporter un tournoi qui, il y a peu, lui était promis. J.’Y’.B.
|