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Lundi 14 Novembre 2005
Internet : L’Europe ne veut plus que Washington contrôle le Web
[Fenêtre sur l'Europe]
Une réunion préparatoire au SMSI s'est ouverte le dimanche 13 novembre, au Palais des expositions de la capitale tunisienne, dans l'espoir de parvenir à un consensus sur un système mondial de régulation de la toile. Le contrôle de l'Internet relève jusqu’ici d'une entité américaine privée, l'Icann (Internet corporation for assigned names and numbers), qui attribue les noms de domaine tels que .com ou .org.
Une majorité de pays, dont l'Union européenne, cherche à mettre en place une supervision internationale de l'Internet à la place de l'Icann, qui est chapeautée par l'administration américaine. Washington fait valoir qu'une telle évolution pourrait donner un droit de regard sur le fonctionnement du réseau des réseaux à des pays qui répriment la liberté d'expression.
Reporters sans frontières est de cet avis. L’organisation de défense de la liberté de la presse estime que "les Américains sont parvenus à développer le Net sans bug majeur et ils sont dans l'ensemble respectueux de la liberté d'expression". Ainsi, bien qu’il soit préférable que l’Internet ne demeure pas sous la coupe d’un seul pays, "mieux vaut ne rien changer, plutôt que décider que l'Iran et le Viêt-nam devraient participer à la gestion du net au niveau mondial".
La réunion devrait durer au moins jusqu'à mercredi, soit le début du sommet proprement dit, en présence du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan et d'une vingtaine de chefs d'Etat, arabes ou africains pour la plupart. Faute de compromis, elle pourrait cependant se prolonger durant le sommet, qui prend fin vendredi, selon des diplomates. Le SMSI, deuxième phase d'un sommet dont la première partie s'est déroulée fin 2003 à Genève, ambitionne de résorber la « fracture numérique » entre pays riches et pays pauvres.
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