par Jean-Dominique Giuliani, le mardi 10 juillet 2007

Les ministres des finances des pays partageant l'euro comme monnaie ont fait crédit à Nicolas Sarkozy, qui sait convaincre, de sa volonté de changement et de l'énergie qu'il y met.


Heureux que la France bouge et parle, espérant qu'elle va enfin engager les réformes que chacun saît indispensables, ils se sont finalement montrés solidaires des efforts du nouveau président français. Les paroles de l'excellent Jean-Claude Juncker, président de l'Euro-groupe, ne manquaient pas d'amitié.

Cette nouvelle preuve que l'Europe est une chance et une solidarité, avant d'être une contrainte, augure bien de la suite. Les pays de l'Euro, à l'avant-garde de la construction européenne, peuvent, entre eux, parler de tout et d'abord d'économie. Ils doivent davantage faire entendre leur voix.

Pour autant les Français auraient tort de croire qu'il s'agit d'un blanc seing.
Leur addiction pour la dépense publique et leur goût traditionnel pour la dévaluation sous toutes ses formes (taux de change, TVA sociale) n'a plus cours dans un ensemble économique qui est le plus riche de la planète, qui dispose de la plus forte puissance commerciale et dont la monnaie est la deuxième du monde.


Jean-Dominique Giuliani (http://www.jd-giuliani.org) est président de la Fondation Robert Schuman (http://www.robert-schuman.eu)