par Maurice Braud, le jeudi 14 juin 2007

À quelques jours du Conseil européen des 21 et 22 juin2007, les militants européens et fédéralistes que nous sommes s'interrogent fortement sur la position réelle des Autorités françaises concernant la poursuite du
processus constitutionnel de l'Union européenne. Les récents déplacements du nouveau Président de la République nous confirment sa bonne santé et la force
de son énergie mais intriguent quant aux résultats : comment affirmer partager la même perspective européenne avec Mme Merkel un jour, M. Blair un autre,
sans oublier M. Zapatero ?


Le processus constitutionnel de l'Union européenne doit être relancé rapidement après deux ans de suspension mortifère. L'Union européenne et ses
citoyens ont besoin d'un cadre constitutionnel clair.

L'acquis du Traité constitutionnel doit être préservé, en particulier le caractère juridiquement contraignant de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, et les institutions européennes doivent être renforcées, notamment dans le domaine de l'action extérieure avec la mise en place d'un Ministre européen des Affaires étrangères, à la fois vice-Président de la Commission
européenne et Président du Conseil "Affaires étrangères" de l'Union européenne.

Il faut saluer la contribution qu'apporte le Parlement européen à ce processus de relance. Le Rapport des parlementaires Brok et Crespo propose une "feuille de route" crédible de relance, et les dernières propositions du Président de la Commission des Affaires constitutionnelles Jo Leinen sont susceptibles d'aider à une résolution de la crise. Il serait bienvenu que les Autorités françaises s'inspirent de ces contributions démocratiquement débattues pour, enfin, passer aux actes !

Les militants européens sincères et les fédéralistes conséquents jugeront les uns et les autres, non pas sur leur déclarations d'intention, mais bien sur leurs actes !

Maurice Braud


Maurice Braud est secrétaire général de l'Action fédéraliste "Socialisme et liberté"