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Jeudi 30 Janvier 2003
Irak : huit pays européens se rangent derrière George W. Bush
[Fenêtre sur l'Europe]


Huit pays européens ont apporté hier, dans une lettre commune publiée notamment dans le Times, leur soutien à la ligne défendue par Washington sur l'Irak. La France et l'Allemagne se trouvent de plus en plus isolées dans l'Alliance atlantique.

Finalement l'accord a minima sur la poursuite des inspections en Irak aura fait long feu. Les dirigents de huit pays européens viennent d'apporter hier un soutien actif à la position de Etats-Unis. Pour la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, le Danemark mais aussi la Pologne, la Hongrie et la République tchèque la crédibilité des Nations-Unie est en jeu dans la crise irakienne. Dans un article paru dans le Times et plusieurs autres journeaux européens, les dirigeants de ces huit pays font un appel à l'unité au sein du bloc : "Nous avons adressé un message clair, ferme et non équivoque selon lequel nous débarasserons le monde du danger posé par les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Nous devons rester unis pour exiger le désarmement de son régime" écrivent-ils notamment.

Si Tony Blair mulitplie ses efforts pour convaincre Jacques Chirac et Gerard Schröder, soucieux de donner un maximum de chances à une solution pacifique, de soutenir la position américaine, l'initiative d'un tel appel revient à l'espagnol Jose Maria Aznar. Tony Blair qui a rencontré hier soir à Londres Silvio Berlusconi doit rendre visite aujourd'hui à José-Maria Aznar. Il se rendra demain à Camp David pour ce que certains considèrent comme une sorte de conseil de guerre avant le début d'une intervention militaire en Irak. Selon des rumeurs persistantes dans les couloirs de l'ONU, les Etats-Unis et la Grande Bretagne pourraient "s'estimer contraints" à l'issue d'un bref délai de une ou deux semaines de déposer, sous forme d'ultimatum, une résolution ouvrant la voie à une opération militaire.

Cependant, selon l'ambassadeur de France aux Nations-Unies, Jean-Marc de La Sablière, une majorité des pays membres du Conseil de sécurité continue à vouloir laisser plus de temps aux inspecteurs des Nations-Unies.


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